euskadi.eus
euskadi.eus
euskadi.eus
 

Recherche au

Le Gouvernement basque refuse devant l?ONU des solutions de type « taille unique » face à la crise de la Covid, en défendant des réponses adaptées

Fecha de publicación: 

La secrétaire des Affaires extérieures du Gouvernement basque, Marian Elorza, participe au Comité européen des Régions

La secrétaire générale des Affaires extérieures du Gouvernement basque et membre du Comité européen des Régions, Marian Elorza, a défendu, au sein d’un forum organisé par l’ONU sous le slogan 'Une action locale pour des engagements mondiaux. Réponse et récupération inclusive, résiliente et verte face à la Covid-19 à l’échelle locale', que les solutions « taille unique » face à ce problème devraient être écartées pour privilégier des réponses « adaptées ».

Elorza a participé virtuellement ce mardi soir, au quatrième événement de l'Action locale pour des Engagements mondiaux', dans le cadre de la plateforme 'Local 2030. La localisation des Objectifs de Développement Durable', promue par les Nations Unies depuis son siège de New York.

L’événement a réuni deux comités d’experts qui se sont centrés sur les responsabilités des gouvernements locaux pendant la réponse et la récupération de la pandémie de la Covid-19 et sur l’importance de l’inclusion et du développement durable pour guider la récupération locale de la crise.

La représentante de l’Exécutif basque et du Comité européen des Régions est intervenue dans le comité 'Réponse locale et récupération de l’épidémie de la Covid-19', en faisant valoir « le rôle clé des gouvernements régionaux et locaux lorsqu’il s’agit d’adapter des mesures à une réalité donnée ».

« Nous sommes plus proches des citoyens et du tissu économique de notre territoire, et très souvent, nous sommes le seul niveau de gouvernement responsable d’une série de politiques publiques » a-t-elle ajouté, pour souligner que le Gouvernement basque est « entièrement responsable » des politiques de santé, éducation, assistance sociale ou promotion économique.


Après avoir signalé que l’impact de la Covid-19 n’a pas été le même partout et qu’ « il est évident que des différences surgissent d’une région à l’autre », elle a fait remarquer que la pandémie a fortement touché le Pays basque, même si la situation est actuellement « maîtrisée ».

Elle a aussi tenu à rappeler que, pour affronter les conséquences socioéconomiques de la pandémie, le Gouvernement basque avait, dès le début, approuvé un plan de réponse d’urgence, sous la forme « du fonds Covid-19, d’une valeur de 1,5 milliards d’euros, qui englobe une série d’instruments ayant une triple approche : renforcer le Système basque de la Santé ; soutenir les individus et les familles (maintenir la cohésion sociale) ; et appuyer notre tissu économique, notamment les PME et les professions libérales », a-t-elle expliqué.

Par ailleurs, Elorza a assuré devant l’ONU que la stabilité institutionnelle est « fondamentale » pour le succès de cette phase de récupération et qu’il est « essentiel » de construire la plus grande unité possible entre les institutions et les partenaires sociaux et économiques.

« Notre principale préoccupation est de définir un nouveau Plan de récupération et d’emploi. Une stratégie commune qui privilégie plus et mieux l’emploi et la croissance inclusive pour ne laisser personne de côté », a-t-elle indiqué.

Dans la même ligne, elle a ajouté que « l’avenir de la société basque, pour plusieurs générations, dépend de la manière dont nous allons surmonter cette crise mondiale ». « Parallèlement aux enjeux de création d’emplois – en quantité et en qualité-, de croissance inclusive et de cohésion sociale, nous devons affronter une triple transition : technologique-numérique, énergétique-environnementale, et la nouvelle transition sociale et sanitaire : progresser vers le bien-être collectif, en éliminant les différentes brèches sociales (de salaire, de genre, générationnelles) qui minent l’égalité des chances » a-t-elle expliqué.


Enfin, elle s’est montrée convaincue du succès de cette récupération économique car « dans le passé, le Pays basque a déjà fait preuve de sa capacité à surmonter les crises qu’il a eu à affronter ». « Même si, cette fois, nous sommes face à une situation sans précédents. Si l’attitude adéquate prévaut, autrement dit, s’il existe une volonté de vérifier les informations, de partager des lignes générales de réponse et d’unir les forces, nous parviendrons à sortir rapidement de cette situation » a-t-elle conclu.